Astuces de cavistes pour bien choisir son vin - Supplyshop

Choisir son vin sans l’aide d’un expert peut être compliqué. Le cépage, le millésime, le domaine viticole, l’étiquette, et bien d’autres éléments qui échappent totalement à certaines personnes peuvent néanmoins être mis à la portée de tous. 

Voici quelques astuces de cavistes pour bien choisir son vin, en analysant les différentes informations que les commerçants vous donnent. 

Choisir le bon millésime

Tout d’abord, qu’est-ce que le millésime d’un vin ? Cette notion, servant de première classification du vin, et à laquelle vous devez faire attention lorsque vous choisissez votre bouteille, sert à désigner l’année de production du vin. Le millésime concerne également d’autres produits, et notamment des alcools, tels que certains alcools forts (la vodka Kauffman, par exemple) ou certaines bières (la bière 1664, qui est parfois désignée en fonction de son année de production). 

Revenons au vin, le millésime désigne donc précisément l’année de récolte des raisins, avant la production de la boisson. C’est un indicateur fort, puisqu’en France, les récoltes de raisins ne sont pas mélangées d’une année à une autre (d’un millésime à l’autre, donc). Néanmoins, une règle européenne autorise les viticulteurs à mélanger deux millésimes différents, à hauteur de 15%. 

Lorsque vous voulez sélectionner votre bouteille de vin, il est donc important de faire attention au millésime, puisqu’il vous permet de chercher des éléments sur l’année en question. Renseignez-vous alors sur les conditions météorologiques de l’année, particulièrement. Bien souvent, un bon millésime désigne un vin dont le raisin a été cueilli sous le soleil, rendant ainsi le fruit plus sucré, rendant par la suite la teneur en alcool naturellement plus haute. 

Choisir le bon domaine viticole / vignoble

Comme pour le millésime, avant de vous décider pour une bouteille, renseignez-vous sur le domaine duquel elle provient. Effectivement, en fonction du domaine, les conditions météorologiques ne seront pas les mêmes. Il existe plusieurs vignobles :

  • Bourgogne ;
  • Alsace ;
  • Val de Loire ;
  • Champagne ;
  • Bordeaux ;
  • Beaujolais ;
  • Vallée du Rhône ;
  • Sud-Ouest ;
  • Provence ;
  • Languedoc-Rousillon.

Le choix du domaine viticole ne dépend pas seulement des différentes localisations géographiques et diversités de climats de ces derniers, mais aussi des conditions de culture du raisin, de la création du vin, de la mise en bouteille, etc. Donc, chaque vignoble est différent. 

Faire le choix d’un cépage

Nouvel élément entrant en compte dans votre choix : le cépage. Le cépage est un type de plan de vigne. Ainsi, sont étudiés la couleur des feuilles, des grappes, etc. 

En France, les viticulteurs sont limités par les règles administratives. Effectivement, afin de planter certaines cépages, il est obligatoire pour ceux-ci d’avoir les droits de plantation du ou des cépage(s) désiré(s). 

Ainsi, plusieurs cépages existent :

  • Pinot noir, noir précoce, blanc gris, etc. : le pinot noir produit des vins fruités, tandis que le pinot gris produit des vins épicés, peu acides ;
  • Merlot : le merlot produit des vins “froids” lorsqu’ils sont jeunes, mais que vous pouvez faire vieillir ;
  • Chardonnay : très connu, ce cépage est produit dans tout le monde, que ce soit en France, aux Etats-Unis, au Chili, etc. Il est possible de distinguer des notes de fruits, plus ou moins fortes en fonction de la région de production. 

Evidemment, plein d’autres cépages existent, vous donnant ainsi l’occasion de découvrir ce qu’ils ont à offrir, notamment les différentes saveurs. 

Lire l’étiquette d’une bouteille de vin (parler des labels aussi)

Afin de distinguer et reconnaître ces éléments en fonction des bouteilles de vin que vous voyez, il faut savoir lire l’étiquette. Plusieurs mentions sont indiquées sur une étiquette, donnant aux autorités légales de contrôler le vin. Parmi ces mentions, on peut rencontrer des mentions obligatoires :

    • La classification du vin : 3 choix s’offrent aux viticulteurs lors de la création de leurs étiquettes. On peut retrouver, soit l’appellation d’origine (AOP), soit l’indication géographique de la production du vin (IGP), soit une dénomination inférieure, pour les vins de table par exemple. La mention terroir est également présente ;
    • La teneur en alcool : cette mention est obligatoire dès qu’une boisson alcoolisée est commercialisée. La teneur est indiquée en degrés, ou en pourcentage du volume total;
    • Le logo ‘femme enceinte’ : cette mention est obligatoire dès qu’une boisson alcoolisée est commercialisée. Elle indique que la consommation d’alcool est déconseillée aux femmes attendant un enfant ;
    • La contenance : encore une fois, cette mention est utilisée sur chaque produit contenant un volume de liquide. La contenance est indiquée en litres, en centilitres, ou en millilitres ;
    • Le nom et l’adresse de l’embouteilleur : cela permet tout simplement d’avoir des informations supplémentaires sur l’embouteilleur de votre vin ;
    • Le pays de production : pareil que la mention citée précédemment ;
    • L’indication d’allergie : le vin contient des sulfites, soufre présent dans le vin, auxquels certaines personnes sont allergiques ;
    • Le numéro de lot : dénomination numérique de la bouteille, souvent précédé par la lettre L. 

Il n’existe pas que des mentions obligatoire. Effectivement, le millésime, par exemple, n’est pas obligatoirement présent sur la bouteille. Pourtant, on retrouve souvent l’année de production sur les bouteilles de vin. Le nom du produit et la mention ‘grand vin’ (dont vous devez vous méfier) peuvent également être présents, ce qui est souvent le cas. 

Beaucoup de viticulteurs ayant obtenu une récompense affichent également les logos de ces dernières sur leurs bouteilles de vin, régulièrement accompagnés du cépage, de la cuvée, …

La différence entre un vin à garder et un vin à boire

Un consommateur achetant du vin a l’une des deux idées en tête : le boire immédiatement, ou le boire après l’avoir gardé. Encore une fois, il faut que les consommateurs soient avertis, étant donnés que tous les vins ne sont pas bons à faire vieillir. 

Tout d’abord, pour qu’un vin puisse vieillir et qu’il soit toujours bon pour votre santé, il faut que celui-ci ait du dioxyde de soufre. Le dioxyde sert de conservateur au vin. Ensuite, la présence de tanins doit être élevée, et le vin doit être acide, tout en maintenant en équilibre avec la teneur en alcool. Comme mentionné précédemment, ces éléments dépendent de plusieurs éléments tels que le cépage de votre vin, le millésime ou encore le vignoble. 

Ainsi, pour garder un vin, il faut faire attention à la température (même si un bon vin robuste résiste aux écarts), et aux chocs. 

Le prix du vin

Le prix d’un vin n’est pas un indicateur de qualité. Il est possible de très bon vin à moins de 10€. Tous ces éléments dépendent de tous les éléments que nous avons abordé précédemment. Par contre, si vous achetez du vin de grand nom, à un prix quasi-suspicieusement bas, il ne sera sûrement pas très bon. 

Il faut donc connaître la valeur du vin et des différents vignobles les produisant. Si vous connaissez un bon vignoble proposant habituellement ses bouteilles à moins de 5€, vous pouvez acheter celle à 10€ quasiment les yeux fermés (si vous avez bien lu l’étiquette avant, et que vous avez identifié des éléments qui vous conviendraient). 

Comment bien choisir son vin ? 

Si on pouvait vous donner un dernier conseil, ce serait de ne pas choisir de vin vendu dans une bouteille en plastique. Outre ce conseil, faites donc attention à tous les éléments précédemment mentionnés, vous permettant donc de choisir la bouteille parfaite. Rien ne vaut l’expérience et l’expérimentation, ouvrez-vous donc à de nouvelles saveurs, et testez les vins par vous-même, vous apprendrez par la suite à les différencier, et comprendre ce qui fait un bon vin, ou non. 

SUPPLYSHOP LE BLOG - 3 décembre 2019